La vie sauvage

L’expression formelle d’une plainte est-elle si nécessaire ?

Bien sûr, ça va mal, on est au creux de la vague, au nadir où l’horizon du ciel a disparu. On croit sentir que c’est ici qu’on va rester toujours.

Quelque part, un murmure nous chuchote que le rideau n’est pas si épais. De fait on s’en doute. Mais où trouver l’énergie qui nous pousserait à le déchirer ?

Ainsi je regarde tomber ma pluie sans vraiment attendre que l’orage passe. J’apprends à m’y sentir pas trop mal à la place.

J’ai peur que son souvenir s’efface. Comment le discerner sans perspectives ?